Interviews 19 Avril ,2018 3 Commentaires

Au tour de la dynamique de l'université internationale privéé de Rabat

Au tour de la dynamique de l'université internationale privéé de Rabat

Interview exclusive de M.Noureddine MOUADDIB, président de l’université Internationale de Rabat.

Autour de la dynamique de l’université Internationale de Rabat

Après six ans d’existence, l’Université Internationale de Rabat a réussi
à se hisser à la hauteur des lignées les plus performantes. C’est la première université privée sous contrat avec l'Etat qui a étécréee pour répondre aux besoins en ressources humaines qualifiées pour accompagner les projets structurants lancés par le Maroc : l’INDH, le plan Maroc vert, le plan émergence…

Nous avons aujourd'hui le plaisir d'interviewer M.Noureddine MOUADDIB, fondateur et président de l’UIR. Il est aussi expert en montage de formations et d’établissements d’enseignement supérieur et en management de systèmes d’information et membre du Conseil Supérieur de l’Éducation, de la Formation et de la Recherche Scientifique.

Lenovateur.ma : Quelles sont vos missions en tant que président de l’Université Internationale de Rabat ?
Noureddine MOUADDIB : Les missions de l’UIR est d’assurer la formation de l’élite de demain et du leadership méditerranéen et africain. Cette volonté nous conduit à apporter à nos étudiants, les études les plus innovants possibles, comme l’enseignement de l’automobile, l’aéronautique et les énergies renouvelables. Nous assurons aussi une formation académique de qualité qui permet aux bénéficiaires de répondre aux exigences internationales. Nous avons choisi de se focaliser sur les thématiques actuelles.
Au-delà de ces missions, nous innovons aussi dans le domaine de la recherche scientifique. A ce niveau, notre développement s’axe sur l’innovation de produit. Il est à signaler que notre établissement  a déjà déposé 180 brevets.
L’UIR doit s’enorgueillir d’avoir eu en 2014 le prix d’innovation national du chef de gouvernement, décerné par l’OMPIC.
Depuis sa création, l’UIR est le seul établissement supérieur de l’enseignement privé qui a eu des distinctions les plus honorables dans tous les secteurs.
En ce qui concerne la formation initiale, nous proposons des formations de haut niveau correspondant aux critères internationaux et nous accompagnons les projets structurants dans le secteur du publique et privé. Nous citons quelques exemples : le Ministère de l’Intérieur,  le Ministère de l’Économie et des Finances, la Poste Maroc, la Banque Populaire, la lydec …
 
Lenovateur.ma : Comment vous fonctionnez en terme international ?
Noureddine MOUADDIB : Dans le souci d’intégrer pleinement la dimension internationale, nous avons constitué un centre d’excellence en programme qui mène à la certification internationale PMI , ce sont des certifications qui progressent actuellement dans le monde entier.
En un mot, l’international est au centre de nos préoccupations. Nous avons  plusieurs partenaires académiques sur le plan international. Et cela se traduit au niveau de nos filières de formation :
La filière de formation "Business School" opère en partenariat académique avec l'Ecole Supérieure de Commerce de Rennes ("ESC Rennes") ; 
La filière de formation « Sciences Po Rabat » opère en partenariat académique avec l’Institut des Etudes Politiques de Grenoble (« IEP Grenoble ») ;
La filière de formation « ELIT » (Electronique, Logistique, Informatique et télécommunications) opère en partenariat avec l’Université de Nantes;
La filière de formation « Energies » opère en partenariat avec l’Ecole Polytechnique de Lorraine;
La filière de formation en « Ingénierie aéronautique et aérospatiale », opère en partenariat avec Georgiatech, Atlanta, USA ;
La filière de formation en Architecture (ouverture en septembre 2013) opérera en partenariat avec l'Université de Paris Est et l'Ecole d'Architecture de Nancy.
 
Nous avons depuis le lancement de l’UIR, intégré la diaspora universitaire marocaine de l’étranger et aussi des enseignants chercheurs étrangers émanant des partenaires académiques des filières que je viens de citer.
L’UIR accueille chaque année un grand nombre d’étudiants issus de divers pays étrangers.
 
Lenovateur.ma : Comment évaluez-vous les débouchés de vos diplômes ?
Noureddine MOUADDIB : Le taux d’insertion des lauréats de l’UIR pour les promotions 2013 et 2014 (BAC+5), est de 92%.
Nos formations permettent d’ouvrir de nombreuses portes professionnelles dans le secteur privé, dans le secteur public et parapublic.
Depuis son lancement l’UIR manifeste ce besoin de former des ressources humaines qualifiées aptes à accompagner les projets structurants lancés par le Maroc : l’INDH, le plan Maroc vert, le plan émergence…
Pour que nos étudiants découvrent un milieu professionnel ainsi que le monde de l’entreprise, l’UIR a organisé  un événement Job Fair 2015 sous le thème “ Osons les compétences“. Plus de 27 entreprises nationales et multinationales dans différents secteurs étaient présents  (automobile, aéronautique, banques et assurances, services, télécommunication, cabinet de recrutement, etc.).
 
Lenovateur.ma : Entant que chef d’orchestre de cette université, quel diagnostic faites-vous de l’enseignement supérieur privé ?
Noureddine MOUADDIB : L’enseignement  supérieur privé est une nécessité dans le monde entier. Il complète l’enseignement public.
 L’Education représente 23 % du budget de l’Etat. L’Etat ne peut pas faire tout gratuitement, il a besoin d’un secteur privé qui répond à certaines exigences de qualité et d’excellence.  L’Etat doit accompagner l’enseignement privé par la formation des ressources humaines en formant des bons enseignants et administratifs et en assurant la mise en place d’un certain nombre de mesures fiscales qui doivent être conditionnées par un cahier des charges.  
La défiscalisation partielle des frais de scolarité pour les enfants et la mise en place des prêts étudiants garantis par l’Etat au-delà de ce qui est proposé. Ce là sont quelques mesures impératives pour le bon fonctionnement de l’enseignement privé au Maroc.
 
Lenovateur.ma : Comment évaluez-vous le bac marocain international ?
Noureddine MOUADDIB : Personnellement j’applaudis cette initiative, c’est une occasion de donner à nos étudiants des atouts linguistiques pour s’ouvrir à l’international.  
Le bac marocain international est une nécessité, car ces nouvelles orientations créent surement la diversité et la différenciation.
Nous serons heureux de recevoir au sein de l’UIR des étudiants qui n’ont pas de problèmes linguistiques.
 
Lenovateur.ma : Que diriez-vous d’un Etat stratège ?
Noureddine MOUADDIB : L’intervention de l’Etat dans le développement d’un pays  est nécessaire. Son  rôle est d’assumer bien sa place dans le pilotage du pays. L’Etat doit avoir une vision sur le type de sociétés qu’il veut développer.
A travers le monde, plusieurs systèmes éducatifs ont remporté des succès remarquables.  Le système éducatif asiatique s’axe sur l’excellence, le japon sur le  respect du travail, les anglo-saxons sur l’épanouissement et l’entreprenariat et les européens sur la culture.
Ici au Maroc, de nombreux défis restent à relever en matière d’éducation. Les progrès en termes de qualité de l'éducation et de l'apprentissage doivent se multiplier.
Malgré ces quelques défaillances, le Maroc est un pays stable qui montre un bel exemple de développement au monde et qui offre des opportunités pour  les investisseurs qu’ils soient nationaux ou étrangers.
Nous traduisons notre volonté à développer le pays par ce slogan “ Osons le Maroc“ qui est le thème de  la  2ème édition des Rencontres Internationales de la RSO 24 et 25 novembre 2015. C’est une façon de renouer avec l’optimisme et d’accélérer le processus du développement éducatif au Maroc.
 
Interview réalisée par Nadia OUHBAL
 

 
 
 

 

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